Pouvez vous svp me dire si les clairons (ou autres fonctions) ont un ceinturon particulière durant la 1e et 2 gm
Il me semble souvent voir de pair ce ceinturon avec les hommes tenant un clairon
Merci
Recherche :
- un ruban de bachi "Fantasque" -
- un bonnet de marin / bachi années 1930/1940 -
- un pull jersey bleu années 1930/1940 -
- de l'uniforme d'Officier Marinier et Officier de fabrication US -
Bonsoir à Tous
ma réponse n'est que le fruit d'observations personnelles.
Différents types de ceinturons ont pu être utilisés au cours des mêmes périodes en fonction des stocks des unités,.
Exemple : si on observe bien la photo, on peu constater que le clairon au second plan porte lui un ceinturon à boucle à rouleau et deux ardillons...
Cordialement
astum
Bonsoir,
Une circulaire du 3 mai 1911 prescrit le remplacement du modèle de boucle de ceinturon du personnel de la flotte par celui de l'infanterie coloniale. Et il ressort de la nomenclature générale du matériel de l'année 1940 que les ceinturons et accessoires sont approvisionnés par cession du ministère de la guerre. Les modèles utilisés par les équipages de la flotte peuvent donc varier en fonction des modifications ayant été adoptées par ce ministère.
Le ceinturon porté par ce clairon est celui attribué (à titre d'effet spécial) au personnel des équipages de la flotte c'est à dire "ceinturon en cuir pour troupe toutes armes". Le personnel des musiques dispose d'un ceinturon particulier dont la désignation est "ceinturon en buffle blanc avec plaque portant une ancre appliquée".
Cordialement SL
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bonjour à tous
il faut préciser, je pense, que le clairon est réputé être "en armes", ce qui, dans la marine, signifie :
* ceinturon
* guêtres
bonne journée
Cette photo est remarquable, qui montre ces deux types de ceinturon portés simultanément.
Depuis longtemps, je cherche la référence de la décision qui remplace le ceinturon fermant par une plaque de cuivre cintré, à pans coupés, sans ornement portée depuis la création des Équipages de Ligne en 1823 .
C'est après 1848, vraisemblablement sous le Second Empire : la boucle est de cuivre jaune en rectangle à coins abattus, mesure 75 par 84 mm ; le cuir, toujours de 60 de large, est cousu sur une porte, que son extrémité libre vient cacher en se rabattant, ne laissant de visible que le rectangle. En 1872, c'est déjà le cas.
Comme le précise SL, c'est en 1911, après l'adoption par la Marine du Lebel, que les marins doivent recevoir le fourniment de l'infanterie coloniale, en fait celui de toutes les troupes à pied( mais en 1907, des compagnies de débarquement à Casablanca le portent déjà). En effet, les passants des cartouchières exigent une largeur qui ne dépasse pas 55 mm, incompatible avec le modèle Marine; idem pour le porte-baïonnette;
Le Mogador est admis au service en 1938, et on délivre encore des ceinturons périmés depuis vingt-cinq ans!
C'est un clairon qui le porte : j'émets l'hypothèse que, comme il a cette marque de service sans le reste de l'équipement, ce n'est que dans ce cas qu'on attribue l'antique ceinturon large; si le clairon est avec la garde, il aura les cartouchières, les bretelles, et donc le ceinturon à double ardillon, comme le montre Goichon dans Hardes & Uniformes en 1937.
À noter que l'homme du 1er plan n'arbore pas de galon de bas de manche -pour l'autre, je ne distingue pas- et qu'aucun n'a passé sa jugulaire : est-ce réglementaire, pour mieux souffler?
Le ceinturon de musicien a repris peu avant le modèle 1848 des troupes de Marine, avec plaque cintrée, à pans coupés,, portant une ancre, sans couronne depuis cette année-là.
C'est celui qui est porté actuellement en prise d'armes et faction, le plastique blanc ayant remplacé le buffle .
Pour le blason fixé derrière l'homme, sur le passavant et non sur une tourelle, ce n'est pas celui du Duquesne, qui comporte une couronne; le lion rampant est le symbole le plus commun dans l'héraldique française : à première vue, le D'Estrées, le commando Trépel, le Gascon en comportent un aussi.
Mais quel lien avec Mogador ? Sous le commandement du prince de Joinville, la force qui l'a conquis comprenait le Jemmapes, le Suffren, le Triton, les bricks l'Argus et le Cassard, la frégate la Belle-Poule et des bateaux à vapeur; je ne vois rien là-dedans qui évoque un lion. La ville marraine?
Bonjour
Cette photo a ete prise sur le Duquesne lors des cobays de 1945 a Royan
Cdt
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Bonjour.
Je reviens sur le sujet : juste à droite du clairon, en limite du cliché je viens de discerner un emblème : franges et broderies, pique ronde, et peut-être des ancres. Sans préjudice de mon opinion sur la tenue du clairon si la garde est rassemblée, ce me semble trop grand pour le fanion de la compagnie de débarquement.
Serait-ce un drapeau, en contradiction avec la règle - maintenant bafouée- d'interdiction de déploiement à bord? La pique ronde montre que ce n'est pas un drapeau régimentaire. Un emblème d'anciens combattants?
Bonjour,
Je ne suis pas un passionné des effets spéciaux et il est certain qu'il reste encore beaucoup de choses à découvrir. Cependant je ne partage pas ce qu'a écrit "TLN23"
si le clairon est avec la garde, il aura les cartouchières, les bretelles, et donc le ceinturon à double ardillon, comme le montre Goichon dans Hardes & Uniformes en 1937
.
N'en déplaise à M. Goichon, le clairon avec une garde ne porte pas obligatoirement tout le fourniment. Pour preuve cette photographie bien connue qui orne la première et la dernière de couverture du tome III de "La Royale" de J. Randier (édition 1978). Sur ce cliché la garde du Strasbourg est rassemblée sous les tubes de la tourelle 1. Le chef de la garde et les marins sont en armes avec cartouchières et bretelles, les deux clairons n'ont que le ceinturon et n'ont pas la jugulaire au menton. En vertu de quel texte ?? Je n'ai pas encore trouvé.
Cordialement
Dernière modification par SL le 01 mai 2014, 13:22, modifié 1 fois.
Re,
Dans le message de "Nicolas75" je suppose qu'à la place de "cobays" il faut lire "combats de 1945 à Royan".
Etonnant de voir ce clairon avec le ruban légendé du Mogador :
- d'abord parce que bâtiment a été sabordé à La Seyne sur Mer en 1942,
- ensuite parce que depuis la fin de 1944, le seul ruban dont le port est autorisé est Marine Nationale".
Liberté prise avec le règlement ou datation inexacte du cliché ?
Cordialement SL
La photo proviens de l'ECPAD d'une serie de clichés lors de la visite d'un CV lors des combats à Royan en 1945
Juste apres avoir visité le Duquesne, le CV se rends sur le Hova ( viewtopic.php?f=20&t=3436 ). Sur ce dernier, certains marins ont des pantalon de chauffe reglo en jean US, des vestes de pont US, des pulls US (normal le Hova a été construit et leur a été livré aux USA)
Tout se deroule sur la meme sequence, meme rouleau, meme photographe.
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Vous avez raison, capu-rossu, c'est bien le fanion du Duquesne, dont on devine le lion au centre, les ancres des bras de la croix, et la garde est bien rassemblée, avec les cartouchières (vides).
Décret sur les marques, honneurs, saluts etc... du 18 février 1928 Art 46 Honneurs à rendre au capitaine de vaisseau commandant.Le capitaine de vaisseau est reçu, lorsqu'il est en tenue de visite officielle, la garde est rassemblée, l'arme au pied, le clairon paré à sonner. Le clairon, pas deux...
L'argument de SL sur le clairon sans fourniment sur le Strasbourg, bâtiment-amiral en temps de paix, est pour moi plus fort que cette photo de fin de guerre en zone d'opération, d'où peut-être un ceinturon de fortune.
Mais le blason du passavant n'est conforme ni à l'insigne, d'avant-guerre ou d'après, ni au fanion dont la couronne est plus grande que le lion.
Je partage l'interrogation de SL sur le ruban MOGADOR, qui conforte mon scepticisme sur les renseignements à tirer de cette photo.
papa-chat, à bord, la Patrie est symbolisée par le pavillon. Jusqu'à ces dernières années, un drapeau français, et encore moins régimentaire, n'était donc jamais déployé sur un bâtiment de la Marine.
Si un tel drapeau devait embarquer, il recevait sur le quai les honneurs qui lui étaient dûs, après quoi il était roulé, mis dans sa housse et franchissait la coupée comme un objet.
Mais la première entorse à cette coutume a été la revue navale du 15 août 1994 : pour la commémoration du débarquement de Provence en présence du Président de la République, ont défilé sur le Clémenceau les drapeaux de tous les états ayant participé à cette opération ou de tous ceux ayant succédé à nos colonies africaines et malgache.
Les aéros avaient en effet interdit la mise en pavois des pavillons correspondants, conforme à la tradition, mais engageant l'espace d'évolution du va-et-vient des hélicoptères.
La chargée de mission de l'Élysée a alors imposé les drapeaux. Je rends hommage au courageux CF, resté pour moi anonyme, qui a voulu défendre la coutume.
Dans ces conditions, il aurait été incompréhensible que celui de la nation hôtesse n'y figurât point. Encore était-ce comme les vingt-deux autres, un drapeau du commerce, approvisionné en catastrophe, à franges d'or mais sans inscription.
Et le Président Sarkozy a reçu les honneurs du drapeau de l'École Navale sur le pont du Charles De Gaulle, ce qui a mis un point final à la tradition!
J'ai des photos, mais sous document Word que notre site n'accepte pas, et n'arrive donc pas à les joindre. Voir COLS BLEUS du 3 septembre 1994.