En mars 1928, le Péronne inaugure le service maritime Dakar-Natal
Le 8 août 1930, l’Épernay est détruit par un incendie à Natal, rayé il sera démoli en 1934.

L'aviso Belfort aux couleurs de l'Aéropostale à Dakar.
En 1927 également l’Aéropostale arme deux anciens patrouilleurs de la Marine Nationale du type Mauviette construits pendant la Première Guerre Mondiale et dont la Marine n'a plus l'usage: les Becfigue et Cigogne ex Loriot; ainsi que la Jonquille de la classe Campanule.
A la même époque l'Aéropostale achète aussi deux anciens chasseurs de sous-marins de construction américaine datant de 1917/18, l'ex C31 qui prend le nom de Aviateur Rodier puis de Colonel Cassé et l'ancien C26 devenu Jean Argaud qui depuis 1920 promenait les touristes le long de la cote varoise; tous les deux seront réquisitionnés comme patrouilleurs côtiers en 1940 et condamnés en 1945.

Le Jean Argaud ex C26 ex SC172 US dans la vieille darse de Toulon.
Les cinq avisos survivants de la classe Arras sont restitués à la Marine Nationale en 1931; quatre sont mis en réserve et seront condamnés entre 1935 et 1938; seul le Belfort reprendra du service dans la Marine Nationale comme ravitailleur d'hydravions, il rejoint l'Angleterre en 1940, armé par les F.N.F.L, il est condamné en 1946.
Quatre avisos sont spécialement étudiés pour remplacer les anciens Arras; ils sont construits en 1930, ils déplacent 500 tonnes environ, des Diesels de 1350 cv leurs permettent une vitesse de 16 nœuds; ils ont un équipage de 25 hommes; ils sont d'abord nommés Aéropostale I à IV; après la dissolution de l'aéropostale en 1931, ils sont repris par la société Air France ils prennent alors les noms de Air France I à IV; l'un d'entre eux disparaît par fortune de mer en 1932.

Air France II ex Aéropostale II en 1932.
Les trois survivants seront réquisitionnés par la Marine Nationale en 1939 comme patrouilleurs; ainsi que les deux anciens chasseurs de sous-marins Colonel Cassé et Jean Argaud; après la guerre les trois avisos sont rendus à leurs propriétaires, alors que les Colonel Cassé et Jean Argaud à bout de bord sont condamnés en 1946.
Mais désormais les avions ont suffisamment d'autonomie pour ne plus avoir besoin des navires de ravitaillement et les derniers avisos disparaissent rapidement.
Alain