Fait d'histoire

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ROUSSEL Denis
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Fait d'histoire

Message par ROUSSEL Denis »

Bonjour, Entre Cuges les Pins et Gémenos (département des Bouches du Rhône), sur un grand parking situé au col de l'Ange, face à un restaurant routier, sur une stèle avec croix, il est mentionné : Georges CANTON Gendarme Maritime le 19 août 1944. A quelques mètres un monument mentionnant des combats avec le Tabord Marocain 20.O8.1944. Il serait intéressant de savoir pour quelle raison, ce gendarme maritime, semble avoir été tué sur ce secteur et s'il y a une raison de cause à effet avec le passage du régiment de Tabord marocain cité sur le monument.
Bien cordialement ROUSSEL
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SALIOU
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Re: Fait d'histoire

Message par SALIOU »

Bonjour,

Quelques infos ici:

http://www.chars-francais.net/new/index ... &Itemid=71


Et un extrait de ce site:

http://www.cugistoria.fr/cuges_au_19eme ... iecle.html

Le 19 août, à Cuges, on sait que l’heure de la Libération est proche. Les autorités ont conseillé aux habitants de se mettre à l’abri... Au soir du 19 août, résonne au village le bruit d’un combat qui approche : un régiment de reconnaissance, les Spahis Algériens du colonel Bonjour, vient de s’emparer du carrefour du Camp. Il va bientôt se diriger vers le Beausset.
Le 20 août 44 au petit matin, une autre unité de reconnaissance progresse vers le Camp. Il s’agit cette fois-ci d’un peloton du 2ème régiment de Spahis Algériens du colonel Lecoq, dirigé par le capitaine Baudouin. Au Camp, les camions allemands sont en flammes, les munitions explosent. Le bruit des détonations parvient jusqu’à Cuges où de nombreux habitants se réfugient dans les caves, tandis que d’autres ferment leurs volets.
Pendant ce temps-là, virage après virage, le peloton de reconnaissance des Spahis du capitaine Baudouin avance par bonds successifs vers le village. L’automitrailleuse de tête du maréchal des logis Montés arrive en vue des premières maisons. L’aspirant Heissat récupère les voltigeurs du char-obusier et leur demande d’avancer de part et d’autre de la route. « Reims » (la jeep de l’aspirant Heissat), la Revenante, la Resplendissante et la Résistante (les trois automitrailleuses du peloton) arrivent aux abords du village. Quelques échanges de tirs ont lieu, mais l’affrontement ne dure pas.
Les Allemands qui avaient investi la maison du maire, située juste à l’entrée de Cuges, tentent de s’enfuir par la colline. Entretemps, les voltigeurs qui ont contourné le village en passant par la plaine sont arrivés en haut de la rue Victor Hugo. Nouveaux coups de feu. Sur la place, un soldat allemand est blessé. Les automitrailleuses entrent dans le village... Cuges est libéré.
Mais tandis que les uns sortent de leurs abris, tandis que d’autres informent et dirigent les Spahis, un « homme en short, disparu rapidement » tire à bout portant sur le maire et le tue, volant la vie d’un homme et du même coup la sérénité d’une communauté qui ne tarde pas à se laisser aller à la peur.
Le peloton du capitaine Baudouin se dirige à présent vers Gémenos. Guidé par les villageois, il s’apprête à attaquer le blockhaus qui contrôle les virages de la nationale 8, après le col de l’Ange. Il lui faut cependant rebrousser chemin, car il reçoit l’ordre de se rendre à Bandol pour couper la route de la côte entre Toulon et Marseille. Il doit être relevé par l’escadron du capitaine André du 3ème régiment des Chasseurs d’Afrique (3ème RCA). En retournant vers le Camp, le peloton Baudouin croise les colonnes des Tabors marocains qui ont quant à elles reçu ordre de marcher sur Marseille. Dans le même temps, le 2ème régiment de cuirassiers du lieutenant-colonel Durosoy fait mouvement sur Signes et sur le Camp. Le 21 août, après avoir traversé Cuges, il est aux portes d’Aubagne, prêt à livrer un combat dont il ne soupçonne pas encore la violence : le nombre de soldats tués au cours de la bataille d’Aubagne sera si important que les cimetières de la ville ne suffiront pas. Pour enterrer tous ces morts, les autorités devront faire appel aux communes avoisinantes, y compris à Cuges.".....


Il y a pas mal de discussions sur la toile au sujet de ces combats et des incertitudes- Rien à propos de georges CANTON, si ce n'est la photo de la stèle. Pour les Tabors, ils n'auraient fait que passer le 21 Août.

A+,
Pierre
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ROUSSEL Denis
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Re: Fait d'histoire

Message par ROUSSEL Denis »

Bonjour,

Un grand merci pour ces informations précises et intéressantes. Sous la croix il est mentionné :" Georges CANTON gendarme maritime mort héroïquement " !. Cet officier-marinier, (à l'époque j'imagine que la gendarmerie maritime, qui a été rattachée à la gendarmerie nationale le 1er janvier 1970, était un service de la marine au même titre que les marins-pompiers), a vraisemblablement eu une attitude très patriote pour que le terme héroïque soit mentionné sur la stèle.
Bien cordialement RD
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SALIOU
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Re: Fait d'histoire

Message par SALIOU »

Bonjour,
On peut supposer qu'il est mort lors des premiers accrochages au col de l'Ange. Il serait intéressant de connaitre l'unité à laquelle appartenait Georges CANTON, peut-être que la municipalité de Cuges a des infos??
Je pense que le 3ème Spahis Algérien de Reconnaissance serait une bonne piste.
Cdt,
Pierre
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SALIOU
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Re: Fait d'histoire

Message par SALIOU »

Bonjour,

La fiche "MPF" de CANTON Georges:

http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... s=&lang=fr

La date de décès donnée est le 20 août ce qui semble mieux correspondre au déroulement des combats du Col de l'Ange.

A+,

Pierre
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