Sources de documentations
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olivier78
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Sources de documentations
Bonjour à tous,
je m'intéresse aux bateaux-pompes, c'est à dire aux bateaux destinés à la lutte contre les incendies.
Il est quelquefois fait mention dans la documentation que je consulte de "bateaux-pompes" qui en fait ne sont pas destinés directement à l'extinction des incendies mais plutôt à renflouer des navires coulés.
Par exemple le "TAPIR" à Calais qui a participé au renflouement du sous-marin militaire PLUVIOSE". Ou encore du DE CLERVILLE qui était à service à SETE à deux pas (ou plutôt deux brassées) du navire école des mousses le GABES.
J'aimerais avoir votre avis sur ce type de navire et éventuellement des sources de documentations car j'ai le plus grand mal à obtenir ces informations.
Grand merci à tous
Olivier
je m'intéresse aux bateaux-pompes, c'est à dire aux bateaux destinés à la lutte contre les incendies.
Il est quelquefois fait mention dans la documentation que je consulte de "bateaux-pompes" qui en fait ne sont pas destinés directement à l'extinction des incendies mais plutôt à renflouer des navires coulés.
Par exemple le "TAPIR" à Calais qui a participé au renflouement du sous-marin militaire PLUVIOSE". Ou encore du DE CLERVILLE qui était à service à SETE à deux pas (ou plutôt deux brassées) du navire école des mousses le GABES.
J'aimerais avoir votre avis sur ce type de navire et éventuellement des sources de documentations car j'ai le plus grand mal à obtenir ces informations.
Grand merci à tous
Olivier
Tout ce qui n'et pas donné est perdu
- capu.rossu
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bateaux-pompes
Lors de la catastrophe du Pluviose en mai 1910, la Marine envoya pour les opérations de renflouement le remorqueur Mouflon et la gabare Girafe.
Le Tapir ne put y participer car il n'entra en service qu'en 1912.
Cordialement
Alain Croce
Le Tapir ne put y participer car il n'entra en service qu'en 1912.
Cordialement
Alain Croce
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olivier78
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Bonsoir,
J'avais trouvé cette information ici : http://www.calais.fr/spip.php?article2818
qui présente cette carte postale : http://www.netpompiers.fr/forums/Pluvio ... _pompe.jpg
Néanmoins des informations sur le Tapir m'intéressent même s'il na pas participé à ce terrible drame !
Amicalement
Olivier
J'avais trouvé cette information ici : http://www.calais.fr/spip.php?article2818
qui présente cette carte postale : http://www.netpompiers.fr/forums/Pluvio ... _pompe.jpg
Néanmoins des informations sur le Tapir m'intéressent même s'il na pas participé à ce terrible drame !
Amicalement
Olivier
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Tourbillon
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Tapir, Remorqueur (1909-1917)
commencé : 1907 ; mis à flot 1909 ; retiré : 20/03/1917
Caractéristiques : 200 t, 400 cv
Observations :
9/1909 : armement pour essais à Cherbourg
10/11/1912 : versé à la direction du port de Lorient
20/03/1917 : saute sur une mine devant Groix
24/03/1917 : perdu
Source : LV Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, tome II, 1870-2005, Rezotel 2005.
commencé : 1907 ; mis à flot 1909 ; retiré : 20/03/1917
Caractéristiques : 200 t, 400 cv
Observations :
9/1909 : armement pour essais à Cherbourg
10/11/1912 : versé à la direction du port de Lorient
20/03/1917 : saute sur une mine devant Groix
24/03/1917 : perdu
Source : LV Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, tome II, 1870-2005, Rezotel 2005.
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Tourbillon
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Le remorqueur Tapir avait un quasi jumeau en construction, bien que construit à la Seyne sur Mer en 1908 : Zèbre, dont les éditions Marius Bar à Toulon possédent un cliché.
Dans le livre de Jean-Yves Brouard, Les bateaus de servitude, MDM, ETAI 2000, un chapitre est consacré aux bateaux-pompes.
La brigade fluviale de Paris (Préfecture de Police) possède encore un de ses deux bateaux-pompes de 1937, Lutèce et Paris. Le premier était conservé en 2007 sur un quai devant la caserne des pompiers du port de Gennevilliers. Leur particularité était d'avoir un propulseur Voith-Schneider, (pales verticales orientables et disposées sur un plateau tournant) permettant au navire de se déplacer dans toutes les directions. Le remorqueur Ile de France, de la brigade fluviale actuelle, a le même système de propulsion
Dans le livre de Jean-Yves Brouard, Les bateaus de servitude, MDM, ETAI 2000, un chapitre est consacré aux bateaux-pompes.
La brigade fluviale de Paris (Préfecture de Police) possède encore un de ses deux bateaux-pompes de 1937, Lutèce et Paris. Le premier était conservé en 2007 sur un quai devant la caserne des pompiers du port de Gennevilliers. Leur particularité était d'avoir un propulseur Voith-Schneider, (pales verticales orientables et disposées sur un plateau tournant) permettant au navire de se déplacer dans toutes les directions. Le remorqueur Ile de France, de la brigade fluviale actuelle, a le même système de propulsion
- capu.rossu
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Tapir
Évidement la photo prise à Calais montre bien le Tapir. A lire trop rapidement ses notes, on saute une ligne et c'est ainsi que j'ai écrit que ce remorqueur avait été mis en service en 1912 alors que c'est l'année où il passe de Cherbourg à Lorient.
En résumé; les opérations de renflouement du Pluviôse sont menées par la gabare Girafe et les remorqueurs Tapir et Mouflon. Outre les chalands visibles sur nombre de cartes postales, on peut voir aussi sur la carte postale du Tapir un petit remorqueur dit "chaloupe".
Pour clarifier la signification de l'appellation "bateau-pompe" il faut savoir que ce terme désigne un bâtiment destiné à la lutte contre l'incendie qu'il soit civil ou militaire. Ses pompes sont refoulantes pour alimenter les lances à incendie et les monitors. Exceptionnellement elles peuvent être aspirantes pour permettre l'épuisement d'un compartiment noyé. Je dis exceptionnellement car la lutte contre l'incendie est la mission principale de ces bâtiments et ils ne doivent pas être immobilisés par d'autres missions.
Les remorqueurs et les bateaux de sauvetage ont eux aussi des pompes refoulantes et aspirantes mais pour eux la lutte contre l'incendie est une mission annexe. Par contre le "pompage" pour permettre la remise à flot d'un navire coulé ou échoué fait partie de leurs missions
@+
Alain
En résumé; les opérations de renflouement du Pluviôse sont menées par la gabare Girafe et les remorqueurs Tapir et Mouflon. Outre les chalands visibles sur nombre de cartes postales, on peut voir aussi sur la carte postale du Tapir un petit remorqueur dit "chaloupe".
Pour clarifier la signification de l'appellation "bateau-pompe" il faut savoir que ce terme désigne un bâtiment destiné à la lutte contre l'incendie qu'il soit civil ou militaire. Ses pompes sont refoulantes pour alimenter les lances à incendie et les monitors. Exceptionnellement elles peuvent être aspirantes pour permettre l'épuisement d'un compartiment noyé. Je dis exceptionnellement car la lutte contre l'incendie est la mission principale de ces bâtiments et ils ne doivent pas être immobilisés par d'autres missions.
Les remorqueurs et les bateaux de sauvetage ont eux aussi des pompes refoulantes et aspirantes mais pour eux la lutte contre l'incendie est une mission annexe. Par contre le "pompage" pour permettre la remise à flot d'un navire coulé ou échoué fait partie de leurs missions
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Alain
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Tourbillon
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"Bateau-pompe : bateau muni de pompes et destiné à porter secours à un bâtiment incendié ou à vider un dock flottant."
Robert Gruss, Petit dictionnaire de Marine, SEGMC, 1952.
Tout navire possède des pompes, destinées à évacuer l'eau qui s'infiltre ou qui pénétre dans l'intérieur. Sur certains bateaux, elles sont plus importantes pour lutter éventuellement contre les incendies à bord d'autres navires. C'est donc souvent le cas des remorqueurs et des navires ravitailleurs (supply-ships). Quand ces bateaux sont spécialisés dans la lutte contre l'incendie, ce sont des bateaux-pompes. Mais, ayant des pompes, ils peuvent pomper de l'eau dans un navire et être ainsi utilisés en sauvetage. Accessoirement, la lutte contre l'incendie se faisant en déversant de l'eau dans les navires, il faut souvent pomper l'eau pour éviter qu'ils ne chavirent et coulent, comme le paquebot Paris au Havre en 1938 ou le paquebot Normandie à New York en 1942. Le développement des bateaux-pompes s'est fait avec celui de la vapeur, parce qu'il fallait une source d'énergie plus puissante que les bras des hommes. En 1911, les Russes avaient construit un navire très polyvalent, remorqueur, navire de sauvetage, câblier, disposant de pompes puissantes : 4 turbo-pompes d'un débit total de 4 400 t/h pour l'épuisement, 4 pompes à deux pistons d'un débit total de 480 t/h, alimentant deux canons à eau et 6 bouches d'incendie. Ce navire, le Tchernomore, est devenu français en 1924, sous le nom d'Iroise, en station d'assistance à Brest jusqu'en 1933.
Robert Gruss, Petit dictionnaire de Marine, SEGMC, 1952.
Tout navire possède des pompes, destinées à évacuer l'eau qui s'infiltre ou qui pénétre dans l'intérieur. Sur certains bateaux, elles sont plus importantes pour lutter éventuellement contre les incendies à bord d'autres navires. C'est donc souvent le cas des remorqueurs et des navires ravitailleurs (supply-ships). Quand ces bateaux sont spécialisés dans la lutte contre l'incendie, ce sont des bateaux-pompes. Mais, ayant des pompes, ils peuvent pomper de l'eau dans un navire et être ainsi utilisés en sauvetage. Accessoirement, la lutte contre l'incendie se faisant en déversant de l'eau dans les navires, il faut souvent pomper l'eau pour éviter qu'ils ne chavirent et coulent, comme le paquebot Paris au Havre en 1938 ou le paquebot Normandie à New York en 1942. Le développement des bateaux-pompes s'est fait avec celui de la vapeur, parce qu'il fallait une source d'énergie plus puissante que les bras des hommes. En 1911, les Russes avaient construit un navire très polyvalent, remorqueur, navire de sauvetage, câblier, disposant de pompes puissantes : 4 turbo-pompes d'un débit total de 4 400 t/h pour l'épuisement, 4 pompes à deux pistons d'un débit total de 480 t/h, alimentant deux canons à eau et 6 bouches d'incendie. Ce navire, le Tchernomore, est devenu français en 1924, sous le nom d'Iroise, en station d'assistance à Brest jusqu'en 1933.
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olivier78
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Merci à tous pour ces informations.
La définition la plus juste que j'ai trouvé du bateau-pompe est celle-ci : "Bâtiment spécialement conçu et affecté à la lutte contre le feu et mis à la disposition des services d'incendie et de secours du service public".
Et cela écarte effectivement les remorqueurs, les supply, certaines vedettes de la SNSM... équipés de moyens anti-incendie (pompe, canon à eau, lances à incendie...).
Je pensais qu'il existait des embarcations spécialement dédiées à l'épuisement et qui, si nécessaire, pouvaient intervenir dans la lutte anti-incendie. Je pensais que le Tapir était dans ce cas de figure mais visiblement c'était un remorqueur. Je me pose la même question pour le De Clerville à Sète à la fin du 19ème.
Pour info la Marine militaire a équipé ses ports fin 19ème de bateaux-pompes à vapeur THIRION (dont un exemplaire était déjà en service à la Chambre de commerce du Havre).
Plus près de nous deux bateaux-pompes devaient partir en Indochine au début des années 50 puis l'évolution du conflit a fait que ces deux navires ont été affectés en Métropole : le Pythéas armé par les marins-pompiers de Marseille et le Commandant Filleau à Bordeaux (http://www.netpompiers.fr/index.php?id=54&dossier=6)
Amicalement
Olivier
La définition la plus juste que j'ai trouvé du bateau-pompe est celle-ci : "Bâtiment spécialement conçu et affecté à la lutte contre le feu et mis à la disposition des services d'incendie et de secours du service public".
Et cela écarte effectivement les remorqueurs, les supply, certaines vedettes de la SNSM... équipés de moyens anti-incendie (pompe, canon à eau, lances à incendie...).
Je pensais qu'il existait des embarcations spécialement dédiées à l'épuisement et qui, si nécessaire, pouvaient intervenir dans la lutte anti-incendie. Je pensais que le Tapir était dans ce cas de figure mais visiblement c'était un remorqueur. Je me pose la même question pour le De Clerville à Sète à la fin du 19ème.
Pour info la Marine militaire a équipé ses ports fin 19ème de bateaux-pompes à vapeur THIRION (dont un exemplaire était déjà en service à la Chambre de commerce du Havre).
Plus près de nous deux bateaux-pompes devaient partir en Indochine au début des années 50 puis l'évolution du conflit a fait que ces deux navires ont été affectés en Métropole : le Pythéas armé par les marins-pompiers de Marseille et le Commandant Filleau à Bordeaux (http://www.netpompiers.fr/index.php?id=54&dossier=6)
Amicalement
Olivier
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Tourbillon
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Les bateaux-pompes n'appartiennent pas qu'au service public. Le Saint Léonard (25 x 4,40 m, 2 diesels Maybach de 500 cv, 2 hélices) construit en 1955 par le chantier allemand Bremen Burg a travaillé à la raffinerie Esso de Port-Jérome avec ses trois moto-pompes. Démoli à Brest en 2006.
Le Tapir était bien un remorqueur. Dans son intervention auprès du Pluviôse, il a été utilisé comme remorqueur et en pompage de l'eau, soit avec ses propres installations, soit avec une pompe à vapeur ou à essence embarquée pour la circonstance. Lors de son naufrage sur une mine en 1917, les 15 hommes d'équipage ont disparu (liste disponible sur le forum pages 14-18, rubrique Marine).
le De Clerville, du port de Cette (Sète) était un bateau-pompe appartenant à la Chambre de Commerce, utilisé pour la lutte anti-incendie, sans canons qui n'existaient pas à l'époque, et donc avec des lances classiques. Il a contribué au relevage de la drague La Nouvelle, en 1901, en utilisant ses pompes.
Le Tapir était bien un remorqueur. Dans son intervention auprès du Pluviôse, il a été utilisé comme remorqueur et en pompage de l'eau, soit avec ses propres installations, soit avec une pompe à vapeur ou à essence embarquée pour la circonstance. Lors de son naufrage sur une mine en 1917, les 15 hommes d'équipage ont disparu (liste disponible sur le forum pages 14-18, rubrique Marine).
le De Clerville, du port de Cette (Sète) était un bateau-pompe appartenant à la Chambre de Commerce, utilisé pour la lutte anti-incendie, sans canons qui n'existaient pas à l'époque, et donc avec des lances classiques. Il a contribué au relevage de la drague La Nouvelle, en 1901, en utilisant ses pompes.
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olivier78
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Oui tout à fait il y a quelques exceptions qui confirment la règle. Le Saint-Léonard était armé par les lamaneurs du Port. J'ai contacté ESSO pour avoir des photos (sans succès pour l'instant !).
Je connais au moins un autre cas : Renault à Boulogne. Louis Renault avait acheté un chalutier dans les années 30 pour le transformer en Yacht. Puis ne pouvant le revendre il a été cédé à l'usine pour en assurer le protection incendie à côté de deux autres bateaux-pompes de type canots motorisés. Il s'appelait La Bécasse puis Renault-Feu. Il est intervenu lors du bombardement du 3 mars 1942. J'ai pu avoir des infos par le service historique de Renault mais il ne semble pas exister de photos, juste des plans sommaires.
Tourbillon je suis épaté par tes infos ! En particulier sur le Bateau-pompe de Sète (là aussi j'ai contacté la Chambre de commerce de Sète deux fois sans succès...). Quelles sont tes sources ?
Je suis sur la piste du Salamandre au Havre ( vers 1900), La Moselle à Marseille (un peu avant 1870), La Joliette à Marseille (78 tonneaux, 23,76 mètres mis en service le 24 novembre 1900 mais peut être était-ce là aussi un remorqueur ?...)
Amicalement
Olivier
Je connais au moins un autre cas : Renault à Boulogne. Louis Renault avait acheté un chalutier dans les années 30 pour le transformer en Yacht. Puis ne pouvant le revendre il a été cédé à l'usine pour en assurer le protection incendie à côté de deux autres bateaux-pompes de type canots motorisés. Il s'appelait La Bécasse puis Renault-Feu. Il est intervenu lors du bombardement du 3 mars 1942. J'ai pu avoir des infos par le service historique de Renault mais il ne semble pas exister de photos, juste des plans sommaires.
Tourbillon je suis épaté par tes infos ! En particulier sur le Bateau-pompe de Sète (là aussi j'ai contacté la Chambre de commerce de Sète deux fois sans succès...). Quelles sont tes sources ?
Je suis sur la piste du Salamandre au Havre ( vers 1900), La Moselle à Marseille (un peu avant 1870), La Joliette à Marseille (78 tonneaux, 23,76 mètres mis en service le 24 novembre 1900 mais peut être était-ce là aussi un remorqueur ?...)
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Tourbillon
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L'information sur le RC Clerville de Cette, provient de l'ouvrage de Jean-Yves Brouard, Les bateaux de servitude, MDM. ETAI, 2000, page 132.
Le bateau-pompe Joliette est intervenu le 1er avril 1909, sur le trois-mâts pétrolier Jules-Henry qui avait explosé. Il est intervenu sur l'incendie du paquebot Portugal, le 5 août 1912.
Il y a eu un Joliette II, qui est intervenu sur l'incendie du schooner à cinq-mâts Aviateur de Terlines, le 12 juillet 1922. Il est aussi intervenu le 30 décembre 1928 sur l'incendie du paquebot Paul Lecat en compagnie d'un autre bateau-pompe, Durance, en service de 1902 à 1950 (17 x 4,2 m, 1200 cv), photo dans le livre de Brouard cité ci-dessus. Il sera remplacé par le Pythéas. Il y avait aussi le bateau-pompe Alerte, plus puissant.
Les interventions des Joliette (I) et (II), Durance, sont extraites du livre de Pierre Gallocher, Méditerranée, mer cruelle, Tacussel éditeur, 1986.
Le bateau-pompe Joliette est intervenu le 1er avril 1909, sur le trois-mâts pétrolier Jules-Henry qui avait explosé. Il est intervenu sur l'incendie du paquebot Portugal, le 5 août 1912.
Il y a eu un Joliette II, qui est intervenu sur l'incendie du schooner à cinq-mâts Aviateur de Terlines, le 12 juillet 1922. Il est aussi intervenu le 30 décembre 1928 sur l'incendie du paquebot Paul Lecat en compagnie d'un autre bateau-pompe, Durance, en service de 1902 à 1950 (17 x 4,2 m, 1200 cv), photo dans le livre de Brouard cité ci-dessus. Il sera remplacé par le Pythéas. Il y avait aussi le bateau-pompe Alerte, plus puissant.
Les interventions des Joliette (I) et (II), Durance, sont extraites du livre de Pierre Gallocher, Méditerranée, mer cruelle, Tacussel éditeur, 1986.
- capu.rossu
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bateaux-pompes
Voici les bateaux-pompes du port de Marseille en service avant 1939 :
Alerte : 288,67/19 tx – D : 455/313 t - 37,00/35,12 x 8,03 x 3,40 m – Te : 2,50 m – 2 moteurs 8 cylindres Sulzer (319 x 370 mm) totalisant 1100 CV à 490 t/min – 2 génératrices de 400 kw unitaire– 2 moteurs électriques Alsthom totalisant 880 CV à 275 t/min– 2 hélices – 11,9 nds – TKJB – 1 pompe de sauvetage Rateau de 3000m3/h pour le noyage ou l’épuisement – 3 pompes incendie Rateau de 400 m3/h sous 12 kg/cm² de pression ou de 800 m3/h sous 6 kg/cm² de pression – 1 pompe d’exrtraction d’air Rateau – 5 monitors dont sur une tour télescopique hydraulique (élévation max : 18 m)
10/1930 : mise sur cale par la Société Provençale de Constructions Navales (La Ciotat). N° de chantier : 2967.
30/04/1931 : lancement.
10/1931 : livraison
23/08/1944 : les marins-pompiers larguent les amarres de l’Alerte qui dérive dans le bassin miné. Les artificiers de la KM ne peuvent saborder le navire qui est récupéré intact.
04/1965 : vendu à Serra frères pour la démolition.
Chaloupe n° 2 : 11/1909 : mise à l'eau par Têtefort à Marseille. Doit être utilisée pour la lutte anti-incendie.
Durance : 37/18 tx - 17,50 ht x 4,20 x 1,75 m – Te : 1,30 m - 2 moteurs à essence totalisant 60 CV entraînant soit 1 hélice soit une pompe Rateau de 200 m3/h sous 5 kg/cm² - 1 moteur à essence de 60 CV entraînant une pompe Rateau de 200 m3/h sous 5 kg/cm² - Prix : 400.000 F.
08/06/1922 : lancement par les Chaudronneries du Midi (Tholum - Etang de Berre) du bateau-pompe Durance.
07/09/1922 : livraison.
23/08/1944 : sabordé par la KM.
08/10/1946 : relevé après deux jours de travaux.
1952 : démoli.
Joliette : 78,52/0 tx – 22,58 x 5,04 x 2,30 m – Te : 2,20 m – 160 CV - dispose d'un thirion de 270 tonnes alimentant 4 manches de 90 mm et d'un thirion de 780 tonnes pour noyer une cale.
27/09/1900 : soumission de francisation n° 6460 au nom de N. Paquet et Cie.
15/10/1900 : brevet de francisation n° 32176.
11/12/1922 : passe sur le registre ouvert des embarcations de servitude au compte de la Chambre de Commerce de Marseille.
12/1932 : vente à J. Négri pour démolition.
Moselle : nuit du 14 au 15/10/1898, en épuisant la cale de la machine du Morbihan, éprouve des avaries à la chaudière et à la machine à pomper qui la rendent hors-service.
Comme vous pouvez le voir, il n'y qu'une seule Joliette.
Pour info, la situation administrative des bateaux-pompes marseillais est celle-ci :
Les navires appartiennent à la Chambre de Commerce puis au Port Autonome de Marseille (après la création de ce dernier).
Les équipages sont fournis par les sapeurs-pompiers (avant 1939) puis par le Bataillon des Marins-Pompiers (après 1939).
Cordialement
Alain Croce
Alerte : 288,67/19 tx – D : 455/313 t - 37,00/35,12 x 8,03 x 3,40 m – Te : 2,50 m – 2 moteurs 8 cylindres Sulzer (319 x 370 mm) totalisant 1100 CV à 490 t/min – 2 génératrices de 400 kw unitaire– 2 moteurs électriques Alsthom totalisant 880 CV à 275 t/min– 2 hélices – 11,9 nds – TKJB – 1 pompe de sauvetage Rateau de 3000m3/h pour le noyage ou l’épuisement – 3 pompes incendie Rateau de 400 m3/h sous 12 kg/cm² de pression ou de 800 m3/h sous 6 kg/cm² de pression – 1 pompe d’exrtraction d’air Rateau – 5 monitors dont sur une tour télescopique hydraulique (élévation max : 18 m)
10/1930 : mise sur cale par la Société Provençale de Constructions Navales (La Ciotat). N° de chantier : 2967.
30/04/1931 : lancement.
10/1931 : livraison
23/08/1944 : les marins-pompiers larguent les amarres de l’Alerte qui dérive dans le bassin miné. Les artificiers de la KM ne peuvent saborder le navire qui est récupéré intact.
04/1965 : vendu à Serra frères pour la démolition.
Chaloupe n° 2 : 11/1909 : mise à l'eau par Têtefort à Marseille. Doit être utilisée pour la lutte anti-incendie.
Durance : 37/18 tx - 17,50 ht x 4,20 x 1,75 m – Te : 1,30 m - 2 moteurs à essence totalisant 60 CV entraînant soit 1 hélice soit une pompe Rateau de 200 m3/h sous 5 kg/cm² - 1 moteur à essence de 60 CV entraînant une pompe Rateau de 200 m3/h sous 5 kg/cm² - Prix : 400.000 F.
08/06/1922 : lancement par les Chaudronneries du Midi (Tholum - Etang de Berre) du bateau-pompe Durance.
07/09/1922 : livraison.
23/08/1944 : sabordé par la KM.
08/10/1946 : relevé après deux jours de travaux.
1952 : démoli.
Joliette : 78,52/0 tx – 22,58 x 5,04 x 2,30 m – Te : 2,20 m – 160 CV - dispose d'un thirion de 270 tonnes alimentant 4 manches de 90 mm et d'un thirion de 780 tonnes pour noyer une cale.
27/09/1900 : soumission de francisation n° 6460 au nom de N. Paquet et Cie.
15/10/1900 : brevet de francisation n° 32176.
11/12/1922 : passe sur le registre ouvert des embarcations de servitude au compte de la Chambre de Commerce de Marseille.
12/1932 : vente à J. Négri pour démolition.
Moselle : nuit du 14 au 15/10/1898, en épuisant la cale de la machine du Morbihan, éprouve des avaries à la chaudière et à la machine à pomper qui la rendent hors-service.
Comme vous pouvez le voir, il n'y qu'une seule Joliette.
Pour info, la situation administrative des bateaux-pompes marseillais est celle-ci :
Les navires appartiennent à la Chambre de Commerce puis au Port Autonome de Marseille (après la création de ce dernier).
Les équipages sont fournis par les sapeurs-pompiers (avant 1939) puis par le Bataillon des Marins-Pompiers (après 1939).
Cordialement
Alain Croce
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Klaus Günther v. Martinez
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olivier78
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Grand merci à tous pour ces informations qui me sont fort utiles !
Le premier bateau-pompe du Havre date de 1878. Un autre s'est appelé le SALAMANDRE était en service dans les années 20.
J'ai trouvé trace d'un autre bateau-pompe de la Compagnie Suédoise : Héraclès qui a participé au renflouement du CHILI vers 1903.
J'ai acheté le livre de Pierre Gallocher, "Méditerranée, mer cruelle" et suis e train de le lire !!
Amicalement
Olivier
Le premier bateau-pompe du Havre date de 1878. Un autre s'est appelé le SALAMANDRE était en service dans les années 20.
J'ai trouvé trace d'un autre bateau-pompe de la Compagnie Suédoise : Héraclès qui a participé au renflouement du CHILI vers 1903.
J'ai acheté le livre de Pierre Gallocher, "Méditerranée, mer cruelle" et suis e train de le lire !!
Amicalement
Olivier
Tout ce qui n'et pas donné est perdu
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Klaus Günther v. Martinez
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"Herakles" était un remorqueur de sauvetage, pas un bateau-pompe.
592 tjb. Construit en 1897 à Helsingör il devient en 1905 le japonais "Kurihashi" (ou Kurihashi Maru", sources differ). En service jusqu'en 1955.
"La Salamandre", remorqueur bateau pompe, 90 tjb, construit en 1910 par Forges & Chantiers de la Méditerranée, Le Havre, pour Chambre de Commerce à Le Havre. Date de Francisation 05.07.1910. Armateur en 1938: Port Autonome du Havre, Le Havre. Dépecé en 1950.
Un autre remorqueur bateau pompe du Port Autonome du Havre en 1939:
"Président Mallet", 65 tjb, construit en 1921. Date de Francisation: 04.10.1921. Puis vendu à Société Comarin, Le Havre. Radié en 1960.
À Dunkerque il y avait le bateau pompe "Président Hutter", construit en 1923, 40 tjb, armateur Bonneau-Sioen (non francisé, Annuaire de la Marine Marchande 1939). Probablement perdu en guerre.
592 tjb. Construit en 1897 à Helsingör il devient en 1905 le japonais "Kurihashi" (ou Kurihashi Maru", sources differ). En service jusqu'en 1955.
"La Salamandre", remorqueur bateau pompe, 90 tjb, construit en 1910 par Forges & Chantiers de la Méditerranée, Le Havre, pour Chambre de Commerce à Le Havre. Date de Francisation 05.07.1910. Armateur en 1938: Port Autonome du Havre, Le Havre. Dépecé en 1950.
Un autre remorqueur bateau pompe du Port Autonome du Havre en 1939:
"Président Mallet", 65 tjb, construit en 1921. Date de Francisation: 04.10.1921. Puis vendu à Société Comarin, Le Havre. Radié en 1960.
À Dunkerque il y avait le bateau pompe "Président Hutter", construit en 1923, 40 tjb, armateur Bonneau-Sioen (non francisé, Annuaire de la Marine Marchande 1939). Probablement perdu en guerre.