Historique du Charles de Gaulle (année 2007)
Opération « Héraclès Air Indien » Le porte-avions Charles de Gaulle quitte Toulon le 11 février pour une mission Agapanthe 07 de plusieurs mois en océan Indien. Son escorte sera constituée du Tourville, du Cassard, du Dupleix, de la la frégate espagnole Blas de Lezo, du sous-marin nucléaire d'attaque Casabianca, et du BCR Marne. Son groupe aérien est composé de 16 avions d'assaut Super-Etendard, 11 Rafale (dont 2 en version F2), 2 avions de guet aérien Hawkeye, 3 hélicoptères Dauphin et Alouette III, ainsi que deux Puma de l'armée de Terre et de l'armée de l'Air. Les deux Rafale qui effectuent une évaluation du standard tactique F2 rejoindront les neuf Rafale-F1 sur le porte-avions, qui sera sur zone pendant un mois à partir de la mi-mars. Dans la version F2, le Rafale peut tirer des bombes guidées par laser. Il pourra embarquer jusqu’à six bombes de 250 kg, mais la cible au sol devra être « éclairé » par un autre avion, Mirage 2000 ou Super-Etendard. Au total la France enverra cinq avions de combat en Afghanistan à la mi-mars. Trois Rafale de l’armée de l’air s’installeront également sur la base de Douchambé, au Tadjikistan. Le Charles de Gaulle effectue dans un premier temps des entraînements pour qualifier les pilotes. Le 13 février, a lieu un exercice avec le porte-aéronefs espagnol Principe de Asturias. Une dizaine de Super-Etendard et Rafale simule une attaque du navire amiral espagnol, sur lequel se trouvait un observateur de marque en la personne du roi Juan Carlos. Le transit du porte-avions vers l'océan Indien est aussi l'occasion de mener un exercice avec des chasseur Eurofighter de l'armée de l'air italienne, les 15 et 16 février. Après le franchissement du canal de Suez, le 25 février, le Charles de Gaulle fait escale à Djibouti (3 au 7 mars). De son coté, le sous-marin nucléaire d’attaque Casabianca quitte Toulon le 3 mars pour transiter vers l’océan Indien afin de rejoindre le groupe aéronaval. Il est accompagné pour passer le canal de Suez du Chevreuil qui quitte le 6 mars Héraklion. Le 5 mars, deux Super-Etendard modernisés standard V de la flottille 17F quitte Landivisiau pour rallier le groupe aérien embarqué à bord du porte-avions à Djibouti. Début mars, la frégate espagnol Blas de Lezo quitte la force française pour regagner sa base du Ferrol, la TF 473, reçoit alors l'appoint de la frégate britannique HMS Sutherland, qui accompagnera le groupe jusqu'au 26 mars.
Quittant Djibouti, le Charles de Gaulle et son escorte font route vers le nord de l'océan Indien, où ils retrouvent le 16 mars, le porte-avions USS John C. Stennis et son escorte (USS Antietam, O'Kane, Preble, ravitailleur USS Bridge). L'amiral Xavier Magne, commandant de la TF 473, accompagné de 15 officiers français rencontrent leurs homologues américains à bord du John C. Stennis. Baptème du feu pour le Rafale F2 Depuis le 15 mars 2007, les avions du porte-avions Charles de Gaulle conduisent des missions d’appui-feu sur demande des forces terrestres de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité (ISAF) déployées dans le Sud de l’Afghanistan. C’est le 24 mars dernier que les Rafale F2 entament leurs opérations au-dessus du territoire afghan aux côtés des Super-Etendard Modernisé, Hawkeye et Rafale F1 du groupe aérien embarqué. Après une journée de « no fly day », pour entretien, le 25 mars, les opérations reprennent. Le Charles de Gaulle et le groupe aéronaval font escale à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis) du 19 au 24 avril. Les bâtiments sont le 30 avril à hauteur de Djibouti, avant de prendre le chemin du retour vers la métropole. Le porte-avions et la frégate Cassard sont de retour à Toulon le 15 mai, accueilli par la musique des équipages de la flotte, et les familles venues nombreuses sur le quai. Au bilan, lors
de cette opération « Héraclès Air Indien »,
les appareils mis en oeuvre à partir du Charles
de Gaulle ont réalisé 370 sorties et 1300 heures de vol,
soit : Campagne CDG 07 Le Charles
de Gaulle appareille de nouveau le 4 juin. Cette sortie vise à entraîner
les nouveaux pilotes sortant de leur formation aux Etats-Unis, ainsi
que leurs collègues, restés à Landivisiau durant la mission Agapanthe, avant
une indisponibilité d'un an et demi, pour cause de premier grand carénage du
bâtiment. Ces manoeuvres sont également l'occasion, pour Dassault Aviation,
de mener des essais pour les Rafale
au standard 2 et 3. Le nouveau ministre de la défense, Hervé Morin, rend visite à la Marine le 20 juin. Après avoir embarqué sur le porte-avions Charles de Gaulle afin d’assister à des manœuvres aviation, il se rend à bord du Surcouf pour une démonstration de lutte contre le narcotrafic. Ces visites sont l’occasion pour le nouveau ministre de rencontrer les marins embarqués et d’appréhender leur cadre de vie et de travail. Nouveau commandant Le vendredi 29
juin 2007, le vice-amiral d'escadre Philippe Sautter, commandant la force
d'action navale, fait reconnaître le
A l'issue de cette sortie, le porte-avions regagne les appontements Milhaud, avant d'être placé au bassin sud-ouest de la zone industrielle Vauban le 31 juillet, après avoir été allégé de ses munitions et carburant pour avions. Sans propulsion ni appareil à gouverner, il est pris en charge par les remorqueurs et pilotes de la base navale de Toulon, pour un bref mouvement, mais qui a nécessité une préparation minutieuse. D'importants préparatifs ont été nécessaires pour remettre la zone Vauban à niveau avant ce chantier d'une ampleur sans précédent dans la base. 35 000 m2 ont été rénovés. Un village en préfabriqués accueille au pied du navire un millier de membres de l'équipage qui participeront aux travaux aux côtés de quelque 600 salariés pour DCNS et ses sous-traitants. Cette première Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations (IPER) du Charles de Gaulle, est menée par DCNS et sous maîtrise d’ouvrage du service de soutien de la flotte. Le coût total de cet arrêt technique est estimé à 287 millions d'euros. Cette IPER débute officiellement le 1er septembre, la période du 31 juillet au 1er septembre étant la période de préparation.
Du 3 au 14 décembre 2007, des exercices d'appontage et décollage simulés ont lieu sur la base d’aéronautique navale de Landivisiau. Pour pallier à la longue période d’entretien du porte-avions Charles de Gaulle, et se rapprocher au maximum des conditions de travail à bord du porte-avions, le pont d’envol du Charles de Gaulle a été retracé sur la piste d’un parking pour délimiter la zone sur laquelle les aéronefs appontent habituellement et se déplacent sur le pont. Participent à cet exercice des Super-Etendard, des Rafale, un Hawkeye et un Super Frelon. Le 6 décembre, les hélices du porte-avions Charles de Gaulle sont déposées, en prévision de leur changement. Une équipe de techniciens américains de la Navair est présente depuis mi-janvier sur le chantier de l’IPER. Pour l’entretien de la presse de freins, le savoir-faire des américains a été sollicité. Plusieurs techniciens ont fait le déplacement jusqu’à Toulon pour apporter leur expertise dans la maintenance du système de freinage des aéronefs à bord d’un porte-avions. Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2007. Copie et usage : cf. droits d'utilisation ; Sources : Communiqués de presse, presse nationale et régionale.
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