Les télécommunications navales
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La Marine nationale a acquis une quarantaine de stations navalisées qui peuvent être accueillies à bord d'une soixantaine de bâtiments en ayant reçu les infrastructures. Ce système est peu coûteux à l'achat, mais il ne bénéficie d'aucune protection particulière et son coût d'exploitation est relativement élevé.
Système
de transmission par satellite réalisé par Matra
et Thales (ex Thomson-CSF) pour le compte de la Direction Générale
des Télécommunications (DGT) et assurant en UHF et SHF
les liaisons suivantes : télégraphie, transmission
de données, téléphonie en clair ou chiffrée
quelle que soit leurs position dans la zone couverte par le satellite
(De New York à Karachi: de 70° nord à 70° sud
et de 75° ouest à 65° est).
1/ SYRACUSE I (1984 à 1994) Le 4 août 1984, une fusée Ariane L3 met sur orbite le satellite Télécom 1A de 1200 kg. Le satellite est placé sur orbite géostationnaire, par 8° de longitude ouest, à 35800 km d'altitude. Un second satellite, Télécom 1B de secours, est mis sur orbite lors du 13ème tir d'Ariane le 8 mai 1985. le lancement d'un 3ème satellite, Télécom 3C, est effectué le 1er mars 1988 pour remplacer le 1B en avarie. La Marine
disposait de 10 stations (shelter de 4 tonnes) pouvant être
embarquées sur une vingtaine de bâtiments ayant reçu
une infrastructure préalable (2 radômes de 2,5 m de diamètre
qui abritent une antenne de 1,50 m de diamètre pointée
en permanence sur le satellite et permettant 3 liaisons simultanées).
2/ SYRACUSE II (1992) Le segment
spatial comprend 4 satellites placés sur orbite géostationnaire
à 36 000 km de la terre, par 8° de longitude ouest. Télécom
2A est lancé le 16-12-91 (tir d'Ariane n° 48), Télécom
2B le 16-4-92 (Tir n° 50), Télécom 2C
le 7-12-95, et Télécom 2D le 8-8-96 (tir n°
88). Ces satellites pèsent 2 200 kg et ont une charge utile
de 365 kg. La Marine dispose de 38 stations : 21 stations N pour grands bâtiments, 14 stations NL pour avisos et frégates, 10 stations SM pour sous-marins.
3/ SYRACUSE III (2005) Aux 5 canaux SHF des charges utiles Syracuse II se substitue 9 canaux SHF et 6 canaux EHF. L'augmentation du nombre de canaux permet, outre un accroissement des débits transmissibles, une connectivité accrue entre les différentes couvertures. Cette connectivité est, de surcroît, décuplée par l'installation à bord du satellite d'un Processeur Numérique Transparent (PNT) qui permet de découper chaque canal en sous-canaux de largeur variable, assurant ainsi une connectivité "bande étroite" entre les couvertures. Seule la bande strictement nécessaire est allouée à chaque couverture, plutôt qu'un nombre entier de canaux (comme sur Syracuse II). Deuxième élément innovant : l'introduction de la bande de fréquences EHF, dont l'emploi opérationnel est à ce jour le seul fait du DoD américain. Cette migration vers une bande de fréquences plus élevée (44/20 GHz, contre 8/7 pour la SHF) répond à des besoins de bande passante toujours croissants : la SHF ne propose aux utilisateurs militaires que 500 MHz, tandis que l'EHF offre 2 GHz à la montée et 1 GHz à la descente. Le satellite Syracuse III permettra de "cross-strapper" les canaux SHF et EHF, autorisant ainsi une migration très progressive vers l'EHF. Il dispose, enfin, d'une antenne active anti-brouillée SHF de nouvelle génération, protégeant ainsi les communications contre la menace de brouillage en permettant de synthétiser en réception, par décalage d'amplitude et de phase, toutes les couvertures SHF. Dans l'éventualité du brouillage d'une ou plusieurs couvertures, elle permettra de modifier les diagrammes de gain, annulant ainsi le(s) brouilleur(s) tout en assurant un gain maximum aux stations utilisatrices. Pour mettre en oeuvre ce programme, deux nouveaux satellites de télécommunications militaires français ont été lancés : SYRACUSE 3A et SYRACUSE 3B (11 août 2006).
RIFAN dote la Marine d’un réseau sécurisé de transit et de desserte basé sur le protocole IP, fédérant l’ensemble des moyens de télécommunications d’une force aéronavale et assurant, sur un théâtre d’opérations, son interconnexion avec les réseaux interarmées de la structure militaire nationale ou alliée dans laquelle elle s’intègre. Ce réseau permet d’assurer les communications multi-services entre les bâtiments au sein d’une force d’action navale et entre les bâtiments et les autorités à terre. Le réseau est opéré depuis deux centres à terre. Il constitue donc une première brique pour les opérations réseaux centrées. Le périmètre porte sur 66 unités embarquées, 22 avions de patrouille maritime, 15 bâtiments et tous les sites à terre sont réceptionnés à ce jour. Suite aux résultats satisfaisants des essais d’évaluation opérationnelle conduits en 2006, la Marine envisage de prononcer la mise en service opérationnelle su système dans les mois à venir.
Le programme OMAR HF NG a pour objectif de rénover et numériser les liaisons Hautes Fréquences (HF) de 78 bâtiments de la Marine. Cette rénovation permet d’augmenter le débit, de numériser les liaisons HF et de raccorder les nouveaux services de téléphonie et de transmission de données. Elle permet l’interopérabilité avec l’OTAN par l’application des standards de normalisation. La rénovation des chaînes de transmission apporte une plus grande souplesse d’utilisation et une meilleure qualité de service tout en simplifiant l’exploitation, la formation et le maintien en conditions opérationnelles. Cette rénovation se traduit par l’installation de moyens de télécommunications plus modernes, notamment un réseau de commutation et un système de gestion pour 24 bâtiments de premier rang, les autres navires sont dotés de nouveaux équipements de transmission. Au 1er novembre 2006, 70 bâtiments sont réceptionnés. Les essais opérationnels conduits en octobre 2006 se sont révélés satisfaisants.
SIC21 est un système d'information et de commandement en réseau qui donner à la Marine les capacités nécessaires pour constituer, déployer et soutenir une force interarmée. SIC21 s'appuie sur les réseaux locaux de la Marine à terre et le système RIFAN (Réseau IP de la FOrce Navale). Le système SIC21 entre en phase de qualification début 2007. Les premiers déploiements sont fait en 2008 après une phase d'expérimentation technico-opérationnelle sur les sites pilotes de la DGA et de la Marine. SIC 21 a aussi vocation à jouer un rôle fédérateur pour les développements des applications opérationnelles futures de la Marine.
Transmissions radioélectriques classiques de type MF, LF, HF, VHF et UHF. A noter également les appareils de téléphonie sous-marine de type TUUM 1 ou 2 pour les communications en graphie ou phonie entre 2 sous-marins ou entre un sous-marin et un bâtiment de surface.
Le système se composait d'un ensemble de transmission Rockwell-Collins USC-13 qui fait appel à une énorme antenne déroulée à l'aide d'un treuil. Cette antenne souple porteuse, qui peut traîner dans le sillage de l'avion sur une longueur de plusieurs kilomètres, est dédoublée par une seconde, plus courte et d'environ un kilomètre et demi seulement, qui sert à dissiper en toute sécurité l'importante énergie électromagnétique générée par l'émetteur VLF (Very Low Frequency) et son amplificateur. Ce système entré en service le 1er septembre 1987 était mis en oeuvre par l'armée de l'Air avec des équipages mixtes air/marine au sein du groupement aérien 59 "Astarté" sur la base aérienne d'Evreux. Après 26 500 heures de vol et 850 émissions au profit des SNLE, le groupe aérien 00.059 Astarté a été dissout le 3 juillet 2001. Son successeur s'appelle Syderec. Jean-Michel Roche et François-Olivier Corman pour Net-Marine © 2010. Copie et usage : cf. droits d'utilisation. Sources : Flottes de combat 2000, Les frégates Suffren et Duquesne, Cols Bleus, Air Actualités, L'Armement - Mise à jour 2006) [Sommaire Net Marine] |
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